wordpress-seo domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home/infranumti/infranum.fr/dev/wp-includes/functions.php on line 6131Le 2ème volet de l’étude prospective des besoins en emplois et compétences dans la filière des infrastructures du numérique à l’horizon 2030, réalisée par le cabinet Katalyse dans le cadre de l’EDEC infrastructures du numérique signé le 1er décembre 2021 avec l’Etat et les OPCO (2021-2024), vient de sortir. Six mois d’étude avec la participation du Contrat Stratégique de Filière infrastructures numériques, 70 entretiens personnalisés et une enquête en ligne largement plébiscitée, débouchent sur une meilleure compréhension des besoins en emplois, compétences et formation dans la filière.
Annoncée par le ministre Jean-Noël Barrot lors de la dernière Université du THD à Toulouse (oct.2022), l’étude vise à mieux anticiper l’évolution des besoins et accompagner la mise en place de GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et compétences) pour les entreprises de la filière des infrastructures numériques. La fédération InfraNum, très impliquée sur le volet emploi du CSF, se réjouit des résultats.
2022-2030 : création nette de 33 000 emplois dans les infrastructures numériques
Le secteur des infrastructures numériques continuera de créer des emplois jusqu’à au moins 2030, à hauteur de 33 000, soit une croissance moyenne de 5% par an, pour un total de près de 103.000 collaborateurs à ce terme.
| Analyse par technologie : FTTH : pic d’activité et d’emplois en 2023-2024, puis baisse des besoins (-20 000 emplois entre 2024 et 2030) Cuivre : hausse des effectifs à partir de 2027-2028 Mobile : stabilité globale à partir de 2024, le déploiement de la 5G prenant le relais de celui de la 4G RELEC : hausse de 28.000 emplois entre 2023 et 2030 (pour le déploiement et la maintenance) Datacenters : doublement des besoins emplois entre 2023 et 2030, essentiellement concentrés autour de Paris et Aix-Marseille |
Si le décommissionnement du cuivre et le déploiement 4G/5G ne constituent pas de réels leviers, l’émergence de nouveaux chantiers, notamment dans les datacenters et les territoires connectés, soutient le besoin en emplois.
Le chantier de la fibre optique en France mobilise plus de 31.000 salariés en 2022. Les emplois liés au raccordement atteindront leur pic entre 2023 et 2024. La baisse des effectifs notamment dans les métiers du raccordement final abonné (qui passeront de 15 000 à 2 000 emplois entre aujourd’hui et 2030), sera en partie compensée par la création de plus de 2 000 emplois dans la maintenance du réseau. Ces derniers atteindront près de 6 500 emplois en 2030. Au total, près 10.000 emplois seront maintenus sur le segment de la fibre à cet horizon.
Les grands relais : datacenters et réseaux locaux d’équipements connectés
Les emplois dans les réseaux locaux d’équipements connectés (RELEC) connaîtront la plus forte croissance entre 2022 et 2030 (multiplication par 5) et représenteront à terme la part d’emplois la plus importante de la filière avec près de 40.000 collaborateurs. Près de 6 000 ingénieurs et 12 000 techniciens de maintenance réparateurs d’équipements sont attendus en renfort sur ces réseaux d’ici 2030.
Les emplois dans les datacenters doubleront également sur cette période, passant de 11.500 aujourd’hui à plus de 20.000 en 2030. Ils concernent majoritairement le niveau de technicien (70 % des besoins) et seront principalement concentrés en Ile de France et à Aix-Marseille. Des profils cependant complexes à recruter compte-tenu du peu de formation existante et des compétences spécifiques attendues.
Les défis : l’attractivité et les passerelles métiers
A court terme, il s’agit d’attirer et recruter des candidats de bon niveau pour finaliser le déploiement de la fibre.
A moyen et long terme, l’enjeu consiste à continuer à être attractif pour accompagner la montée en charge sur les autres chantiers des infrastructures numériques (maintenance des réseaux fibrés, territoires connectés, datacenters et 5G industrielle) et permettre la reconversion et/ou la montée en compétences d’une partie des salariés, notamment de la fibre.
Pour le secteur qui souhaite reclasser une partie de sa main d’œuvre, l’étude dégage de nombreuses passerelles possibles entre les métiers du Très Haut Débit d’aujourd’hui et ceux de la prochaine décennie (cf. cartographie de l’étude). Les techniciens fibre pourraient ainsi aisément migrer vers les chantiers datacenters, de même que les monteurs-raccordeurs fibre vers le marché des territoires ou réseaux d’équipements connectés.
La majorité des entreprises, notamment celles qui sont aujourd’hui positionnées sur la fibre, sont conscientes des enjeux de transition. Si elles font preuve d’anticipation et font évoluer leur stratégie en fonction des nouveaux marchés malgré la faible visibilité sur la réalité de ces derniers (71% des entreprises interrogées font de la formation de leurs salariés une priorité), les prochaines années seront cruciales et devront s’accompagner d’une gestion prévisionnelle des emplois et parcours professionnels pour mieux anticiper les besoins réels.
Face à tous ces défis, InfraNum encourage l’adoption de mesures concrètes pour la filière pour :
Lien vers l’étude complète La synthèse L’infographie ]]>
Face aux problématiques liées à la qualité des raccordements et de l’exploitation sur les réseaux fibre optique qui émeuvent le secteur depuis un an, Patrick Chaize, sénateur de l’Ain et président de l’Avicca, a déposé le 19 juillet 2022 une proposition de loi[1] visant à assurer leur qualité et leur pérennité en « mettant un terme définitif aux pratiques actuelles ».
Alors que s’achève l’examen du texte par la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat et que le texte sera discuté en séance publique le 2 mai 2023, la filière salue l’exigence de Patrick Chaize sur la qualité de service des réseaux et raccordements, tout en appelant à la plus grande vigilance quant aux effets qu’une telle loi pourrait produire, à rebours des objectifs de migration des accès cuivre vers la fibre, poursuivis par les pouvoirs publics.
L’exposé des motifs de la proposition de loi de juillet 2022 dressait un portrait alarmant de la situation actuelle en matière de raccordement des abonnés à la fibre optique. Si l’essentiel des millions d’interventions de raccordements et de service après-vente s’effectue dans des conditions satisfaisantes, la filière est pleinement consciente des difficultés rencontrées par certains usagers, de leur insatisfaction, et des légitimes préoccupations des élus locaux. Cette situation n’était pas acceptable ; elle desservait tant l’image de la filière des infrastructures numériques que celle des nombreux professionnels engagés œuvrant sur le terrain. Une amélioration urgente et perceptible était donc indispensable.
Le mode STOC figure depuis longtemps sur le banc des accusés. Même si la singularité de ce mode de raccordement a toujours fait couler beaucoup d’encre, c’est autour de celui-ci que la réglementation et la filière se sont articulées de façon à pouvoir produire un volume exceptionnel de raccordements chaque année.
En plein développement du plan très haut débit, disponible dans 35,9 millions de locaux, la refonte de tous les processus opérationnels et contractuels déstabiliserait l’ensemble de la filière, de surcroît sans aucune garantie d’amélioration. Concrètement, la remise en cause du cadre actuel provoquerait un arrêt brutal des raccordements. De même, le nouveau dispositif d’indemnisation, imaginé en cas d’interruption de service, fait abstraction des solutions de dépannage et de remboursement systématiquement proposées par les opérateurs commerciaux. Cette charge nouvelle aurait l’effet contraire à celui recherché, au détriment des clients concernés.
En définitive, c’est la réussite du plan Très Haut Débit des pouvoirs publics, qui fait aujourd’hui de la France le leader européen sur la fibre optique, qui serait remis en cause.
Vivement encouragée en ce sens par le Gouvernement, l’Arcep et les collectivités par la voix de Patrick Chaize, la filière a formulé ses propositions il y a 6 mois, en septembre 2022, auprès de Jean-Noël Barrot, ministre délégué chargé de la transition numérique et des télécommunications et Laure de La Raudière, présidente de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (voir encadré ci-dessous).
L’un des principes du plan qualité présenté consiste à remettre les opérateurs d’infrastructure au cœur du dispositif de raccordement, renforçant d’une part le dialogue entre les opérateurs d’infrastructure, les opérateurs commerciaux et la chaîne de sous-traitance, d’autre part les contrôles en permettant, le cas échéant, des pénalités graduées et proportionnées aux manquements constatés, et renforçant également, enfin, la qualification des intervenants. Le plan comprend également la nécessaire reprise des infrastructures atypiques, notamment celles fermées en raison d’un fort taux d’échec de raccordement.
La mise en œuvre de ces propositions est en marche. Des attestations de compétences circulent entre les acteurs, des contrôles s’exercent sur le terrain, des premières sanctions auprès de sous-traitants négligents sont intervenues. Des plans de reprise de locaux techniques à forte incidentologie ont été également été lancés.
« Les choses évoluent dans le bon sens et l’objectif de la filière est de servir les intérêts des clients et de répondre aux préoccupations légitimes des élus et des pouvoirs publics. Nous demandons à être jugés sur nos actes et sommes prêts à en rendre compte à la fin de l’année devant les autorités, les élus et leurs associations » déclarent Philippe Le Grand, président d’InfraNum et Liza Bellulo, présidente de la FFTélécoms.
La filière confirme par ailleurs être favorable au contrôle rigoureux et impartial par l’ARCEP des mesures engagées, à une publication des indicateurs de qualité de service et d’exploitation mesurés de façon neutre et objective.
Elle appelle par ailleurs à engager une large concertation pour identifier rapidement des solutions permettant la réalisation des raccordements dits « complexes » dont les modalités d’organisation et de financement restent à préciser sur l’ensemble du territoire. De plus, alors que le réseau historique a vocation à être définitivement remplacé par les réseaux en fibre optique jusqu’à l’abonné sur des pans entiers du territoires, la filière souhaite ouvrir un dialogue pour définir les règles permettant, à ce terme, une maintenance des infrastructures et une exploitation pérennes de ces-derniers
Enfin, InfraNum attire une fois de plus l’attention sur ce qui constitue, à bien des égards, le nœud du problème : le niveau de rémunération de l’ensemble des acteurs de la filière. « Nous avions poussé un cri d’alarme lors de notre dernière Université en octobre dernier à Toulouse, et, même si depuis la situation s’est améliorée, la fragilité du modèle économique de raccordement reste encore réelle. En outre, le turn-over important des équipes sur le terrain et les difficultés de recrutement de nos entreprises témoignent du manque d’attractivité de notre filière. Il est illusoire d’espérer améliorer le niveau de qualité constaté sur le terrain sans apporter une réponse claire sur la rémunération juste de l’ensemble des acteurs de la filière, à tous les étages » considère le Président d’Infranum.
« Ce sujet soulève également la question, plus largement, des équilibres économiques et fiscaux de l’ensemble de la filière, opérateurs d’infrastructure et commerciaux, et intervenants du raccordement, à l’égard des autres chaînons de l’écosystème numérique. Les investissements colossaux de l’ensemble de la filière ne peuvent être soutenus durablement sans de nouveaux outils pour rééquilibrer les relations commerciales et le partage de la valeur avec les géants du numérique, afin de trouver les clés, demain, de notre souveraineté numérique », conclut la présidente de la FFTélécoms, Liza Bellulo.
[1] https://www.senat.fr/leg/exposes-des-motifs/ppl21-795-expose.html
Rappel : les mesures du plan de qualité des raccordements
1. Vérification, au travers d’une grille d’analyse définie par la filière, des moyens de formation mis en œuvre et les méthodes pédagogiques proposées par les entreprises d’une part, et des connaissances théoriques et pratiques des intervenants d’autre part. Cela permettra d’assurer et de contrôler le bon niveau de formation des techniciens par rapport aux standards définis par l’ensemble de la profession ;
2. Renforcement des contrôles effectués par les opérateurs sur les intervenants réalisant les raccordements. Grâce à la transmission hebdomadaire des plannings d’intervention des opérateurs commerciaux aux opérateurs d’infrastructures qui en feraient la demande, et aux retours périodiques que ces derniers leur adresseraient, les contrôles sur le terrain seront renforcés dans un souci d’amélioration continue de la qualité et de la sécurité des interventions. Ce dispositif a été mis en place de manière expérimentale pour une vingtaine de territoires, et un bilan d’intérêt commun prochainement avant de décider, le cas échéant, de le généraliser aux opérateurs d’infrastructures qui le souhaiteraient ;
3. Un compte-rendu d’intervention (CRI) comme clef de voûte du dispositif de validation de la qualité du raccordement et par conséquent améliorer le niveau de réalisation de ces CRI. En effet, le CRI est l’outil qui permet à l’ensemble des intervenants sur les réseaux d’échanger des informations essentielles pour assurer l’exploitabilité des réseaux : vérification de la conformité de l’intervention, le cas échéant suivi des interventions de reprise des malfaçons, mise à jour automatisée des référentiels réseaux, etc. Les travaux collectifs pour achever sa normalisation et assurer la gestion automatisée et partagée des données devaient donc s’accélérer en complément des travaux menés au sein d’Interop et sous l’égide de l’ARCEP. Une mise en production industrielle et généralisée devait alors être déployée au plus vite par l’ensemble des acteurs. En plaçant ce compte-rendu au centre des relations contractuelles entre les différents intervenants et en l’adossant à des mesures incitatives valorisant des prestations réalisées dans les règles de l’art, toute la chaîne de traitement de l’information et la qualité générale des réseaux s’en trouveraient améliorés sur le court et le long terme.
En parallèle de ces trois grands axes, un enjeu spécifique existe toujours sur certains réseaux atypiques ou ayant des singularités. Il est nécessaire d’améliorer significativement la reprise de ces infrastructures dégradées sous l’égide du régulateur, comme cela a déjà été amorcé dans certaines zones en pleine collaboration entre les opérateurs.
]]>Face à ce constat, 28 collectivités représentant plus de 12 millions de Français ont signé le 4 avril dernier une tribune pour manifester leur insatisfaction.
Parallèlement, le Gouvernement et l’Arcep ont saisi InfraNum le 13 avril dernier pour que la fédération soumette des pistes d’action afin de « renforcer et rendre effective la formation de l’ensemble des techniciens FttH qui interviennent sur les réseaux en fibre optique, y compris ceux qui interviennent dans le cadre d’un contrat de sous-traitance pour le raccordement ou l’exploitation ».
En réponse à cette préoccupation majeure pour le secteur et à l’urgence d’apporter un service de qualité à nos concitoyens et aux entreprises, Philippe Le Grand, président d’InfraNum, a présenté le 1er juin lors du colloque de l’Avicca les propositions de la fédération, en présence notamment de Patrick Chaize, président de l’Avicca et de Laure de la Raudière, présidente de l’Arcep.
Celles-ci s’organisent autour de trois grands principes :
Les travaux pour achever sa normalisation et assurer la gestion automatisée des données doivent donc s’accélérer et se conclure d’ici l’été. En plaçant ce compte-rendu au centre des relations contractuelles entre les différents intervenants et en l’adossant à des mesures incitatives, toute la chaîne de traitement de l’information s’en trouvera améliorée sur le court et le long terme.
Bien évidemment, les singularités présentées par certains réseaux et les dégradations subies par d’autres nécessitent des actions vigoureuses. InfraNum prendra toute sa place pour améliorer significativement la reprise des infrastructures concernées, sous l’égide du régulateur.
Philippe Le Grand : « face à l’alerte lancée des collectivités locales et en réponse à la saisine du Gouvernement et de l’Arcep, après une large concertation avec l’ensemble des acteurs de la filière, InfraNum a défini un cadre d’actions concret et rapide à mettre en œuvre pour améliorer la qualité des raccordements et l’exploitation des réseaux FttH. Grâce à la mobilisation de l’ensemble de la profession et des pouvoirs publics, nous sommes convaincus que nous réussirons collectivement à améliorer la situation au bénéfice de l’ensemble des Français ».
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InfraNum organise le 23 mars 2022 l’évènement « Regards croisés avec les candidats » pour recueillir les projets pour le numérique de demain.
Rassemblant plus de 220 entreprises représentatives de l’ensemble de la chaine de valeur du numérique sur les territoires, InfraNum invite les candidats à l’élection présidentielle 2022 à venir partager leur programme numérique et à répondre aux préoccupations des acteurs des infrastructures numériques.
L’occasion pour vous d’entendre les candidats sur la généralisation de la fibre, les territoires connectés et durables, l’exportation de la filière des infrastructures numériques, la numérisation des entreprises et les enjeux d’emplois et de formation.
]]>Fraîchement élus, les membres du Conseil d’administration d’InfraNum, sous la houlette de leur nouveau Président Philippe Le Grand, viennent d’adopter les grands axes de la feuille de route de la fédération pour les 3 prochaines années.
Une période clé, car charnière, entre l’achèvement du plan France Très Haut Débit (THD) et le développement de nouveaux relais de croissance pour les industriels de la filière.
ADN de la fédération, le déploiement de la fibre optique jusqu’à l’abonné se poursuit à un rythme soutenu mais est loin d’être achevé. Alors que près de 30 millions de lignes FttH sont déjà déployées, soit environ 2/3 du nombre total de lignes, les chantiers se poursuivent dans des territoires de plus en plus ruraux et ouvrent de nouveaux défis : raccordements longs ou complexes, la mise en place effective du service universel du THD, l’arrêt du cuivre et bien sûr, le modèle de financement pour assurer l’exploitation et la sécurisation de ces réseaux sur le long terme.
Par ailleurs, la filière s’est saisie des enjeux liés à la qualité des raccordements et appréhende déjà des perspectives d’amélioration concrètes.
Fidèle à l’audace des pionniers qui, au sein de l’Etat, des collectivités locales et des industriels, ont permis au pays de s’équiper d’une infrastructure en fibre optique maillant le territoire, InfraNum appelle depuis plusieurs années à une prise de conscience de l’enjeu majeur que constituent les projets de territoires connectés.
Les outils numériques offrent des perspectives de pilotage et d’optimisation des services publics par la donnée et les membres de la fédération se positionnent comme des partenaires privilégiés des pouvoirs publics pour mettre en œuvre ces projets. Il est déterminant de capitaliser sur ces infrastructures pour accompagner la transformation numérique de tous les territoires et pas uniquement des métropoles. L‘enjeu écologique est particulièrement prégnant, et la filière s’attache à faire du numérique un accélérateur de la transition environnementale. La France peut, une fois de plus, ouvrir la voie à l’échelle européenne.
La fédération estime qu’une phase d’intervention est désormais possible pour proposer un schéma industriel aux collectivités qui auront préalablement validé leurs besoins au moyen d’études conjuguant les attentes publiques et une réponse industrielle. La fédération aimerait voir les pouvoirs publics soutenir ces études, considérant que cette impulsion publique pourrait être une nouvelle fois déterminante.
Le second enjeu concerne les entreprises et leur niveau de digitalisation. Après s’être fortement mobilisée pour lever certains freins réglementaires, InfraNum estime qu’il faut aujourd’hui accompagner fortement la transformation numérique des entreprises, et principalement les TPE-PME, quant aux usages numériques (pas seulement le raccordement). La fédération va donc plaider pour la mise en place d’un ambitieux plan gouvernemental d’incitation, basé sur des solutions simples et accessibles à toutes ces entreprises, ou du moins, une application renforcée des mesures en ce sens, figurant dans le Plan de relance.
Le troisième enjeu pour la filière concerne l’international. De nombreux acteurs ont su saisir des opportunités pour exporter leur savoir-faire en Europe et en Afrique. La fédération travaillera à renforcer et pérenniser cette dynamique avec le soutien du Gouvernement. A cet égard, la publication imminente du catalogue de filière par le CSF infrastructures numériques, projet dans lequel s’est particulièrement investi InfraNum, sera un marqueur fort de la structuration de la filière à l’export.
Le dernier enjeu majeur est lié à la mobilité. La fédération est pleinement consciente des enjeux d’une couverture 5G sur l’ensemble des territoires français, notamment en termes de débits et de services. Pour aller au bout de cette ambition, des interventions publiques seront probablement nécessaires, sous des formes encore à imaginer.
Encore à ses balbutiements, les opportunités offertes par la technologie 5G pour les usages industriels représentent également un potentiel conséquent pour les acteurs de la filière. InfraNum entend jouer pleinement son rôle, notamment dans le cadre du comité stratégique de filière.
Par ailleurs, en plus des commissions déjà existantes, la fédération vient de lancer deux missions préfigurant la création de nouvelles commissions : infrastructures mobiles et datacenters. La fédération reste également très impliquée dans les travaux menés à l’échelle du CSF infrastructures numériques, véritable organe de politique industrielle et de concertation avec les pouvoirs publics.
Enfin, compte-tenu des prochaines échéances électorales de la République française, InfraNum a lancé une démarche interne visant à collecter les principales doléances de la filière pour les 5 années à venir. L’objectif est de convier les candidats à la présidentielle qui le souhaitent à présenter le volet numérique de leur programme et la façon dont ils vont répondre à ces attentes. Cet événement devrait avoir lieu début mars.
« Notre fédération a su structurer la filière pour répondre à l’ambition du Plan France Très Haut Débit qui mobilise aujourd’hui près de 40 000 emplois sur l’ensemble du territoire national. Nous souhaitons continuer à accompagner la transformation numérique des territoires et à nous fixer ensemble des objectifs audacieux. Nous disposons d’une filière numérique d’excellence, poursuivons notre dynamique de succès ! »
le Conseil d’Administration d’InfraNum qui s’est tenu jeudi 20 janvier a entériné la gouvernance des commissions et des missions d’InfraNum en nommant ses Président(e)s et co-Président(e)s.
Pascal GOIN – CAMPUS NUMERIQUE MONTEREAU
Julie LIOGIER – FIRALP
Bertrand LEBARBIER – LINKT
Nicole SGRO – ADISTA
Eric JAMMARON – AXIONE
David ELFASSY – ALTITUDE INFRA
Marianne BRUNAT – ORANGE
Stéphane LELUX – TACTIS
Emeric DONT – TOPO CONSULTING
Jean-Noël DE VATHAIRE – NGE INFRANET
Antoine ROUSSEL – ALSATIS
Audrey BRIAND – EUTELSAT
Mathieu DENOIX – TDF
Pierre-Michel ATTALI – SMART WORLD PARTNERS
Bertrand BLAISE – SOGETREL
Audrey MAUREL – INLO
]]>Afin de faciliter et d’accélérer le raccordement effectif des locaux à la fibre optique, notamment en zone rurale, il est nécessaire de mutualiser les infrastructures en utilisant le réseau de distribution d’électricité. Près de 3 millions de poteaux du réseau basse tension de distribution d’électricité pourraient ainsi être mobilisés dans les prochaines années pour finaliser le déploiement de la fibre optique.
Barbara Pompili, ministre de la transition écologique, et Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, ont pris par arrêté une mesure de simplification de l’utilisation des poteaux électriques, afin d’encourager cette mutualisation et d’accélérer le déploiement de la fibre. Cet arrêté, qui facilite l’utilisation des ouvrages basse tension du réseau public de distribution d’électricité pour le raccordement des locaux au réseau fibre, est susceptible d’accélérer de plusieurs semaines voire plusieurs mois ce raccordement.
Ce texte apporte une simplification importante et attendue de longue date par les acteurs publics et privés impliqués dans l’aménagement numérique du territoire. Il est le résultat d’une intense mobilisation de toutes les parties prenantes sous l’égide du gouvernement et représente ainsi un consensus entre les opérateurs privés (représentés par la fédération InfraNum), Enedis et la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) pour accélérer l’arrivée de la fibre à l’intérieur des logements de nos concitoyens et des entreprises.
Le texte de l’arrêté est disponible ici
Barbara Pompili : « Le raccordement à la fibre optique est un enjeu important dans les zones rurales. La mutualisation des infrastructures nous permet d’accélérer son déploiement tout en limitant l’utilisation de nouvelles ressources et en préservant au maximum les paysages ».
Cédric O : « L’Etat, les collectivités territoriales et les opérateurs fournissent des efforts majeurs pour le déploiement de la fibre optique sur l’ensemble du territoire français. Faciliter l’accès aux poteaux électriques pour la fibre optique permettra d’accélérer le raccordement des Françaises et des Français qui voient la fibre s’installer dans leur rue, tout en limitant au maximum les « doubles poteaux » qui surchargent nos paysages ruraux ».
Patrick Chaize (FNCCR) : « Les collectivités sont motrices sans relâche depuis bientôt dix ans de ce grand projet national à travers tous les territoires métropolitains et d’outre-mer. Elles ont su œuvrer selon leurs compétences avec constance et détermination. Face aux difficultés opérationnelles rencontrées pour l’usage indispensable des poteaux électriques, les syndicats d’énergie de notre pays, fédérés au sein de la FNCCR, s’impliquent pleinement aux cotés des maitres ouvrages publics et privés du plan FTTH pour favoriser une mutualisation optimale des infrastructures du réseau électrique de basse tension dont ils sont les garants. La FNCCR est très heureuse de la signature de cet arrêté résultat d’un consensus entre les principaux acteurs. »
Marianne Laigneau (Enedis) : « Enedis est fière de contribuer au maillage numérique des territoires en accompagnant le déploiement de la fibre optique. En facilitant l’accès aux infrastructures électriques dont elle assure la gestion, notamment les poteaux électriques, Enedis réaffirme ainsi son rôle de partenaire d’envergure nationale à fort ancrage local. Les nouvelles dispositions retenues par le Gouvernement confortent les actions engagées par l’entreprise depuis plusieurs années pour faciliter le déploiement du numérique auprès de tous les Français. »
Philippe Le Grand (InfraNum) : « Les déploiements en fibre optique jusqu’à l’abonné (FttH) sont aujourd’hui massifs en France : 6 millions de locaux rendus raccordables lors des douze derniers mois, un million de raccordements par trimestre. A ce niveau d’industrialisation, chaque détail compte et peut avoir des impacts forts sur l’atteinte des objectifs fixés par les pouvoirs publics. La mesure de simplification annoncée, que nous appelions de nos vœux de longue date, aura dès aujourd’hui un impact concret sur l’accessibilité des Français à la fibre optique, particulièrement dans les zones rurales. »
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Dans le cadre du Plan France Très Haut Débit (THD), les déploiements en fibre optique jusqu’à l’abonné (FttH) sont aujourd’hui massifs en France : 6 millions de locaux rendus raccordables lors des douze derniers mois, un million de raccordements par trimestre. A ce niveau d’industrialisation, chaque détail compte et peut avoir des impacts forts sur l’atteinte des objectifs fixés par les pouvoirs publics.

InfraNum salue l’annonce par Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique et des communication électroniques, lors de l’Université du Très Haut Débit qui se tenait à Saint-Etienne les 6 et 7 octobre 2021, d’une simplification considérable des modalités d’accès aux ouvrages basse tension du réseau de distribution électrique exploités par Enedis pour la réalisation des raccordements FttH.
Ces mesures de simplification, défendues de longue date par InfraNum et ses membres et formalisées par un arrêté technique le 25 décembre 2021, sont de nature à assurer, dans les zones rurales, des conditions techniques et des délais de raccordement FttH comparables à celles observées dans les zones urbaines. Concrètement, entre 2 et 3 millions de poteaux électriques exploités par Enedis seront concernés par ce nouvel arrêté, qui facilitera ainsi les raccordements d’environ 2 millions de foyers et entreprises, tout en limitant l’implantation de nouveaux poteaux.
L’ensemble des membres d’InfraNum se félicite de cette évolution, fruit d’un long et intense travail de concertation entre InfraNum et les services de l’Etat (Direction Générale des Entreprises – DGE et Agence Nationale de la Cohésion des Territoires – ANCT), la Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies – FNCCR et Enedis. InfraNum salue l’engagement fort du secrétaire d’Etat Cédric O ainsi que du sénateur Patrick CHAIZE, vice-président de la FNCCR en charge du numérique, pour achever le travail de concertation.
Ces mesures de simplification doivent maintenant être mises en œuvre sur le terrain sans attendre. La fédération InfraNum reste mobilisée sur leur mise en place effective et poursuivra les échanges avec l’écosystème en ce sens, notamment pour assurer la révision de la convention régissant l’accès aux ouvrages du réseau public de distribution d’électricité pour les opérateurs de communications électroniques.
Crédit photo : Sogetrel
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Mobilisé pour assurer la poursuite des objectifs du plan France THD lors de la crise sanitaire, il participe à la mise en œuvre du volet dédié aux infrastructures numériques dans le cadre du plan de relance.
En juin 2021, il devient Délégué général adjoint de la fédération InfraNum, qui regroupe l’ensemble des industriels partenaires des territoires connectés et à connecter.
Succédant à Julien Delmouly et aux côtés d’Hervé Rasclard, DG, il veillera à suivre et coordonner les travaux des 8 commissions de la fédération, à renforcer la visibilité et les liens de celle-ci avec ses partenaires, à favoriser le bon achèvement du plan France THD d’ici 2025 et ainsi qu’à préparer les nouveaux défis et relais de croissance pour la filière française des infrastructures numériques.
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Une nouvelle étape s’écrit dans la résolution des problèmes de qualité de raccordements des abonnés à la fibre. Après la mise en place d’un nouveau contrat (mode STOC V2) entre opérateurs d’infrastructures et commerciaux, les installateurs, maillon essentiel dans ces raccordements, se mobilisent également. Sous l’égide de leur fédération Infranum, ils s’engagent à travers la signature d’une charte de qualité garante des bonnes pratiques à appliquer.
InfraNum avait annoncé la mise en place d’un contrat cadre inédit, concernant les relations et modalités d’intervention entre opérateurs d’infrastructures et commerciaux, le 3 mars dernier. Ce contrat n’a pas tardé à être accepté par la quasi-totalité des opérateurs qui l’a adopté et signé (Altitude Infra, Axione, Orange, TDF et XpFibre).
Les installateurs, à qui les raccordements sont confiés, constituent le second maillon essentiel de cette chaîne. Souscrivant pleinement à cette dynamique d’amélioration de la qualité, ils ont souhaité compléter la démarche par la mise en place d’une charte commune destinée à renforcer un schéma d’intervention vertueux.
Fédérés par InfraNum, Axians, Circet, Constructel, Eiffage, ENGIE Solutions, Firalp, NGE Infranet, SADE Télécom, Groupe Scopelec, SNEF Télécom, Sogetrel, Solutions30 et SPIE CityNetworks, viennent ainsi d’édicter les principes d’une charte de bonnes pratiques qu’ils s’engagent à signer. A eux seuls, ils représentent plus de 70% des raccordements en France.
Ces principes sont les suivants :
– Une maîtrise des niveaux de sous-traitance : un seul niveau de sous-traitance, avec une attention particulière au statut et à la qualification de celle-ci pour garantir notamment un travail réalisé dans les règles (sécurité, technique télécom, etc.).
– Un engagement en faveur de l’emploi local : un recours à l’emploi local et de proximité. En intervenant sur des territoires qu’ils connaissent, les techniciens sont nécessairement plus engagés et impliqués pour contribuer à un réseau pérenne.
– Un accompagnement par la formation : avec la mise en place d’actions dédiées à la formation initiale ou à la montée en compétences, en écho aux fortes créations d’emploi du secteur (près de 9700 nouveaux recrutements cette année1).
De la production de fibre optique au raccordement final, en passant par la construction des infrastructures nécessaires au passage des câbles, c’est donc l’ensemble de la profession qui est mobilisé pour mettre en place et appliquer des processus et outils performants pour construire et exploiter durablement le réseau très haut débit en France.
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