wordpress-seo domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home/infranumti/infranum.fr/dev/wp-includes/functions.php on line 6170Covage, 3e opérateur d’infrastructure de gros sur le marché de la fibre optique pour les entreprises en France, et InfraNum, fédération professionnelle représentative de la filière des infrastructures numériques, dévoilent la 3ème édition du baromètre annuel sur l’adoption et les usages de la fibre optique dans les TPE et PME françaises.
Réalisé par l’IFOP, ce baromètre permet un suivi précis des paramètres clés depuis 2019 et s’appuie sur une enquête réalisée auprès d’un large échantillon (800 dirigeants d’entreprises françaises privées et publiques de 1 à 249 salariés interrogés au cours du mois de mars 2022).
L’édition 2022 met en évidence les dynamiques de croissance et l’accélération de la numérisation des entreprises. Elle souligne en revanche le retard des TPE-PME françaises sur le sujet et l’effort de pédagogie et d’accompagnement dont doit faire preuve l’ensemble des acteurs du marché. Si ceux-ci s’attendent à un bouleversement majeur du secteur dans les prochaines années avec notamment l’extinction du cuivre, ils en appellent au Gouvernement et au régulateur pour soutenir la numérisation des entreprises. Il en va de la compétitivité de l’économie française.
Plus d’une entreprise (> un salarié) sur deux est raccordée à la fibre optique
« La fibre en entreprise a connu un impressionnant décollage avec une augmentation de près de 50% en un an » se réjouit Philippe Le Grand, président d’InfraNum.
Depuis 2019, la progression des raccordements fibre des entreprises est en effet spectaculaire, passant de 23% à 55% en trois ans. Deux paramètres entrent significativement en compte dans cette numérisation :
Un territoire de conquête pour les opérateurs télécoms
Les PME non connectées ou qui réfléchissent à migrer vers une offre fibre représentent une opportunité commerciale importante pour les opérateurs de services télécoms.
« Alors que seulement 10% des entreprises envisagent de remettre en concurrence leur opérateur internet dans l’absolu, ce taux monte à 43% dans la perspective du passage vers la fibre depuis une offre cuivre. Le marché des télécoms aux entreprises devient captif : tout se jouera d’ici les prochaines années » explique Denis Tessier, directeur marketing de Covage.
En outre, plus d’une entreprise sur deux envisagent de s’équiper en fibre (59%) et, parmi elles, 76% dans les 3 prochaines années.
Quels critères pour le choix d’une offre fibre ?
Les entreprises optent majoritairement, et de plus en plus depuis 3 ans, pour une offre dédiée aux entreprises avec garantie de temps de rétablissement. Elles sont aujourd’hui 88% dans ce cas (74% en 2019).
« Les entreprises, y compris les TPE, plébiscitent massivement les offres qui leurs sont dédiées, il est intéressant de noter qu’à l’inverse de nombreux marchés, l’attractivité tarifaire n’est pas le critère jugé le plus important : il arrive même dans les dernières positions » explique François Legrand, chef de groupe à l’IFOP.
Les entreprises privilégient ainsi nettement la qualité et la fiabilité du service (rapidité de réparation en cas de panne, débit, fiabilité, accessibilité, …) car « confier son patrimoine numérique est très anxiogène pour les entreprises d’où les très fortes attentes en matière de la qualité de service » justifie Cédric Girault, directeur général adjoint de l’opérateur Voip Telecom.
Si les usages sont sensiblement les mêmes depuis le début du baromètre en 2019 (notamment le transfert de fichiers volumineux pour près de 70% d’entre eux), les intervenants reconnaissent unanimement l’effet accélérateur de la crise Covid avec de nouveaux besoins liés aux outils ou logiciels métiers en mode SaaS (56%, + 5%), la voix sur IP (41%), la migration des infrastructures dans le cloud (38%) et même, un autre sujet montant : le SD Wan. « Concrètement la visioconférence relève désormais de notre quotidien, signer des contrats en ligne ne nous étonne plus, sans parler des plateformes numériques RH qui sont de plus en plus utilisées » complète Nicolas Aubé, président de Céleste
« L’appétence vient et viendra avant tout par les usages concrets que le chef d’entreprise pourra appliquer dans son organisation, que ce soit sur sa production, sa chaîne logistique ou autre. Afin d’accélérer la numérisation de nos entreprises, dont le retard français coûte 0,2 point de croissance par an, il faut valoriser le bénéfice de la numérisation pour chacun en parlant usages » défend Maxence Demerlé, directrice du numérique au MEDEF.
La commission opérateurs de services entreprise d’InfraNum, chargée d’accélérer la transformation numérique des entreprises, a bien reçu le message et Bertrand Lebarbier, son président entend plaider un soutien quant à cet effort pédagogique auprès du Gouvernement et de l’Arcep. « Dans un marché dont le niveau de concurrence peut être encore jugé insatisfaisant, tous les acteurs concernés doivent contribuer à lever les freins à la migration fibre des entreprises. Ceux-ci vont de la conviction de l’intérêt d’un tel projet pour chacune, à l’appréhension de son impact coût, la compréhension des offres des opérateurs, à la façon de le mettre en œuvre » résume celui-ci.
]]>Résilience des infrastructures numériques :
L’étude d’InfraNum, en partenariat avec la Banque des Territoires, ouvre le débat
Après avoir lancé son « appel de Deauville » en mars dernier, lors des Etats-Généraux des RIP, pour sensibiliser à la prise en compte du caractère essentiel des infrastructures numériques et mobiliser l’écosystème à rendre celles-ci résilientes, InfraNum remet le sujet au grand jour avec la sortie – ce 22 juin – d’un état des lieux sur les risques et pistes d’action possibles. Elle engage une large concertation pour assurer, autant que possible, un maintien du service en toutes circonstances.
L’actualité récente (tempête Alex, ouragan Irma, la section de fibres optiques fin avril qui a touché plusieurs régions en France pendant plusieurs heures, etc.) n’ont fait que renforcer la conviction de la fédération qu’il faut une prise de conscience collective et à la hauteur des enjeux pour une action rapide concernant la résilience des infrastructures numériques françaises.
« Un vrai défi pour la filière et les pouvoirs publics qu’il ne faut pas repousser car la question n’est pas de savoir si un événement majeur risque d’arriver mais quand » explique Philippe Le Grand, Président d’Infranum.
Yann Breton, Directeur de Gironde Numérique explique « Le numérique transpire dans tous les services publics. Tous les logiciels dans les mairies sont quasiment passés en full IP et tous les réseaux sont interdépendants et interconnectés. Les réseaux électrique et fibre sont devenus les deux réseaux les plus stratégiques. Que ce soit pour les particuliers, souvent en télétravail, ou pour les entreprises, une coupure devient inacceptable ».
C’est pourquoi, la fédération a lancé une étude qualitative basée sur la méthode EBIOS 2010 (série de scénarios de menace et appréciation du risque de chacun en fonction de sa gravité et de sa vraisemblance).
5 risques ont été identifiés en face desquels des préconisations ont été émises :
Ce dernier point a été largement commenté lors de la table-ronde qui a suivie. « Les opérateurs d’infrastructure sont en première ligne, or jusqu’à présent, lors de crise, ils ne sont pas consultés. Et de multiples acteurs interviennent sur le réseau. Il y a un vrai besoin de coordination lors de crise, avec une filière bien organisée et justement rémunérée » plaide Eric Jammaron, Vice-président d’InfraNum et Président d’Axione.
La question du financement s’est naturellement invitée dans les échanges. Si de nombreuses mesures n’appellent pas nécessairement à un investissement, tous les acteurs semblent conscients qu’en face d’un problème collectif, il faudra partager les responsabilités. Antoine Darodes explique « Le plan France THD est un colosse au pied d’argile. C’est un ensemble de solutions qui permettra d’atteindre cette résilience. Et face au besoin d’investissement que certaines mesures vont générer, la Banque des territoires répondra présente si tant est que les notions de solidarité territoriale et de long terme prévalent dans ces projets ».
Les prochaines étapes ?
InfraNum entend se servir de cette étude pour sensibiliser le gouvernement au sujet. Un message passé auprès de Thomas Gassilloud, député du Rhône, rapporteur de la mission d’information relative à la résilience nationale, et présent lors des échanges. « La puissance publique ne peut pas tout mais la préparation est en marche et je me réjouis de mesurer la mobilisation de la filière sur le sujet » explique-t-il.
La fédération et la Banque des Territoires ont tenu à encourager les collectivités dans la mise en place de « schémas locaux de la résilience ». Convaincue qu’il faut prendre des mesures au niveau national, mais avant tout au niveau local, elles se réjouissent d’avoir été entendues par le Syndicat mixte Gironde Numérique qui s’est déclaré être intéressé par l’exercice.
De gauche à droite à la table-ronde : Thomas Gassilloud, Eric Jammaron, Antoine Darodes, Yann Breton.
]]>Essentielle pour assurer notre souveraineté numérique, la résilience des réseaux n’est pourtant pas évidente et constitue un défi pour la filière et les pouvoirs publics. Plusieurs exemples récents, qu’ils s’agissent d’aléas climatiques ou de sabotages, sont venus le rappeler avec force.
Découvrez l’étude menée sur ce sujet par InfraNum et la Banque des Territoires et intitulée « Infrastructures numériques : essentielles c’est une évidence, résilientes c’est une exigence » ! Nourrie d’entretiens avec des acteurs de l’ensemble de la filière et des pouvoirs publics, cette première étude d’ampleur sur le sujet présente les principaux risques identifiés et propose plusieurs pistes d’action.
Téléchargez l’étude ]]>Fraîchement élus, les membres du Conseil d’administration d’InfraNum, sous la houlette de leur nouveau Président Philippe Le Grand, viennent d’adopter les grands axes de la feuille de route de la fédération pour les 3 prochaines années.
Une période clé, car charnière, entre l’achèvement du plan France Très Haut Débit (THD) et le développement de nouveaux relais de croissance pour les industriels de la filière.
ADN de la fédération, le déploiement de la fibre optique jusqu’à l’abonné se poursuit à un rythme soutenu mais est loin d’être achevé. Alors que près de 30 millions de lignes FttH sont déjà déployées, soit environ 2/3 du nombre total de lignes, les chantiers se poursuivent dans des territoires de plus en plus ruraux et ouvrent de nouveaux défis : raccordements longs ou complexes, la mise en place effective du service universel du THD, l’arrêt du cuivre et bien sûr, le modèle de financement pour assurer l’exploitation et la sécurisation de ces réseaux sur le long terme.
Par ailleurs, la filière s’est saisie des enjeux liés à la qualité des raccordements et appréhende déjà des perspectives d’amélioration concrètes.
Fidèle à l’audace des pionniers qui, au sein de l’Etat, des collectivités locales et des industriels, ont permis au pays de s’équiper d’une infrastructure en fibre optique maillant le territoire, InfraNum appelle depuis plusieurs années à une prise de conscience de l’enjeu majeur que constituent les projets de territoires connectés.
Les outils numériques offrent des perspectives de pilotage et d’optimisation des services publics par la donnée et les membres de la fédération se positionnent comme des partenaires privilégiés des pouvoirs publics pour mettre en œuvre ces projets. Il est déterminant de capitaliser sur ces infrastructures pour accompagner la transformation numérique de tous les territoires et pas uniquement des métropoles. L‘enjeu écologique est particulièrement prégnant, et la filière s’attache à faire du numérique un accélérateur de la transition environnementale. La France peut, une fois de plus, ouvrir la voie à l’échelle européenne.
La fédération estime qu’une phase d’intervention est désormais possible pour proposer un schéma industriel aux collectivités qui auront préalablement validé leurs besoins au moyen d’études conjuguant les attentes publiques et une réponse industrielle. La fédération aimerait voir les pouvoirs publics soutenir ces études, considérant que cette impulsion publique pourrait être une nouvelle fois déterminante.
Le second enjeu concerne les entreprises et leur niveau de digitalisation. Après s’être fortement mobilisée pour lever certains freins réglementaires, InfraNum estime qu’il faut aujourd’hui accompagner fortement la transformation numérique des entreprises, et principalement les TPE-PME, quant aux usages numériques (pas seulement le raccordement). La fédération va donc plaider pour la mise en place d’un ambitieux plan gouvernemental d’incitation, basé sur des solutions simples et accessibles à toutes ces entreprises, ou du moins, une application renforcée des mesures en ce sens, figurant dans le Plan de relance.
Le troisième enjeu pour la filière concerne l’international. De nombreux acteurs ont su saisir des opportunités pour exporter leur savoir-faire en Europe et en Afrique. La fédération travaillera à renforcer et pérenniser cette dynamique avec le soutien du Gouvernement. A cet égard, la publication imminente du catalogue de filière par le CSF infrastructures numériques, projet dans lequel s’est particulièrement investi InfraNum, sera un marqueur fort de la structuration de la filière à l’export.
Le dernier enjeu majeur est lié à la mobilité. La fédération est pleinement consciente des enjeux d’une couverture 5G sur l’ensemble des territoires français, notamment en termes de débits et de services. Pour aller au bout de cette ambition, des interventions publiques seront probablement nécessaires, sous des formes encore à imaginer.
Encore à ses balbutiements, les opportunités offertes par la technologie 5G pour les usages industriels représentent également un potentiel conséquent pour les acteurs de la filière. InfraNum entend jouer pleinement son rôle, notamment dans le cadre du comité stratégique de filière.
Par ailleurs, en plus des commissions déjà existantes, la fédération vient de lancer deux missions préfigurant la création de nouvelles commissions : infrastructures mobiles et datacenters. La fédération reste également très impliquée dans les travaux menés à l’échelle du CSF infrastructures numériques, véritable organe de politique industrielle et de concertation avec les pouvoirs publics.
Enfin, compte-tenu des prochaines échéances électorales de la République française, InfraNum a lancé une démarche interne visant à collecter les principales doléances de la filière pour les 5 années à venir. L’objectif est de convier les candidats à la présidentielle qui le souhaitent à présenter le volet numérique de leur programme et la façon dont ils vont répondre à ces attentes. Cet événement devrait avoir lieu début mars.
« Notre fédération a su structurer la filière pour répondre à l’ambition du Plan France Très Haut Débit qui mobilise aujourd’hui près de 40 000 emplois sur l’ensemble du territoire national. Nous souhaitons continuer à accompagner la transformation numérique des territoires et à nous fixer ensemble des objectifs audacieux. Nous disposons d’une filière numérique d’excellence, poursuivons notre dynamique de succès ! »
le Conseil d’Administration d’InfraNum qui s’est tenu jeudi 20 janvier a entériné la gouvernance des commissions et des missions d’InfraNum en nommant ses Président(e)s et co-Président(e)s.
Pascal GOIN – CAMPUS NUMERIQUE MONTEREAU
Julie LIOGIER – FIRALP
Bertrand LEBARBIER – LINKT
Nicole SGRO – ADISTA
Eric JAMMARON – AXIONE
David ELFASSY – ALTITUDE INFRA
Marianne BRUNAT – ORANGE
Stéphane LELUX – TACTIS
Emeric DONT – TOPO CONSULTING
Jean-Noël DE VATHAIRE – NGE INFRANET
Antoine ROUSSEL – ALSATIS
Audrey BRIAND – EUTELSAT
Mathieu DENOIX – TDF
Pierre-Michel ATTALI – SMART WORLD PARTNERS
Bertrand BLAISE – SOGETREL
Audrey MAUREL – INLO
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